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La gestion durable des PAE

Les parcs d'activité économique

La gestion durable des PAE

La vision strictement fonctionnelle des parcs d'activité économique est aujourd’hui sans conteste en pleine évolution au profit d’une vision plus qualitative et durable. Les parcs de demain devront dès lors posséder des facilités en termes d’infrastructures et de services qui permettront de répondre plus aisément à cette nouvelle vision.

Dans les années 90, les premières réflexions en ce qui concerne le management environnemental des parcs d'activités ont eu lieu. Cela a permis une prise de conscience de la nécessité de gérer ces espaces mais aussi de l'importance de la mise en réseau des entreprises via des politiques d'animation et la création d'associations d'entreprises.

Au-delà de l'amélioration de l'image des parcs d'activités et une meilleure prise en compte de l'environnement dans le choix des aménagements, il est utile de se demander si ces espaces sont toujours adaptés aux besoins et contraintes actuelles. Citons par exemple le problème de l'accessibilité des parcs qui se fait généralement uniquement par la route, avec une desserte en transports publics limitée (voire inexistante) et qui laisse peu de place aux autres modes de transports.

Un autre aspect marquant dans l'analyse de ces parcs d'activités est le fait que le regroupement des entreprises, dans ces zones qui leur sont dédiées, ne génère pas plus de synergies entre elles. Lors de son implantation, une entreprise se dote d'équipements, organise ses fonctions "support", met en place la chaîne d'entrants et sortants liés à son activité. Tout cela dans une logique individuelle, alors que les autres entreprises implantées à proximité développent le même type d'organisation, individuellement, sans envisager d'éventuelles opportunités de mutualisation.

Pour une entreprise, un des principaux intérêts d'un PAE devrait être le fait que le choix de ce lieu d'implantation contribue réellement à sa compétitivité et à son efficacité et qu'il génère une réelle valeur ajoutée.

Les entreprises ont plus ou moins les mêmes besoins pour fonctionner, en particulier pour les fonctions de "support" (stockages, énergie, informatique, …). Et, bien souvent, les problématiques rencontrées par chacune sont également très similaires (mobilité, environnement, sécurité, …).

Par ailleurs, de par leur taille, nombre d'entre elles ne sont pas en mesure de développer des solutions performantes de manière individuelle.

Une approche collective apparaît dès lors tout à fait pertinente à l'échelle d'un parc d'activité économique car la concentration d'entreprises dans un même espace géographique devrait en faciliter la mise en place.

L'intérêt est simple : augmenter la demande (fréquence, quantité, nombre d'usagers) pour pouvoir mettre en place des solutions plus performantes à un coût moindre. Par exemple, il sera moins coûteux de faire venir un camion pour collecter les papiers/cartons dans plusieurs PME que dans une seule.

Au final, les améliorations obtenues peuvent même être supérieures aux améliorations que chaque entreprise pourrait atteindre individuellement.

La gestion collective de l'environnement peut être définie comme une approche commune entre divers acteurs à la recherche de solutions pour permettre :

  • de générer des économies d'échelles
  • d'intégrer à un moindre coût une gestion environnementale
  • de mettre en place des solutions optimisées et adaptées aux besoins des utilisateurs
  • de trouver des solutions difficilement abordables de façon individuelle
  • de permettre aux PME d'allier développement économique et minimisation des impacts
  • environnementaux

Les actions mises en oeuvre peuvent quant à elles concerner :

  • l’approvisionnement en commun de matières premières, d'énergie, de produits finis et semifinis (achats groupés, ...)
  • la mutualisation de services aux entreprises (collecte des déchets, traitement des eaux usées, transports en commun, sécurité/gardiennage, ...)
  • le partage d’équipements (salles de réunion, parking, équipements, …) ou de ressources (emplois en temps partagés, ...)
  • les échanges et les interactions (résidus de production, eau, vapeur, …). Ce point s'inscrit pleinement dans les approches d'écologie industrielle.

Ecologie Industrielle

L’écologie industrielle est un mode d’organisation industrielle caractérisé par une gestion optimisée des ressources et basé sur le recyclage de matières et d’énergie. Elle est complémentaire des autres approches préventives pour la réduction des impacts des activités sur l‘environnement.

La démarche d’écologie industrielle va au-delà des approches technologiques et répond à une logique collective de mutualisation et d’échanges (équipements, déchets, matières premières, énergie, services…). Sa spécificité réside dans une compréhension systémique de ces enjeux : l’étude des flux de matières et d’énergie caractérisant une filière ou un territoire va révéler l’opportunité de réaliser des synergies entre des acteurs économiques. Elle peut être menée à des échelles différentes : parc d’activités, commune, région, ... Il n’existe pas d’échelle prédéfinie, cela dépend du contexte culturel, politique, économique et social du territoire mais aussi de la diversité des acteurs économiques qui composent celui-ci.

Entre 2006 et 2009, l’Union Wallonne des Entreprises (UWE) a bénéficié d’un financement européen dans le cadre des subventions Life-Environnement. Le projet LIFE-SMIGIN a permis de développer une expertise en matière de projets de gestion collective dans les parcs d’activité économique.

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De nombreux exemples d'actions collectives démontrent la faisabilité de ces opérations, aussi bien au niveau économique que technique. Mais, en pratique, la mise en place de démarches d'écologie industrielle n'est pas toujours simple.

Des différentes expériences menées à travers le monde, il ressort que 3 éléments essentiels sont susceptibles de faciliter la mise en place de démarches de ce type :

  • Une culture du collectif

    L’écologie industrielle passe obligatoirement par une mise en réseau des entreprises. Celle-ci n’est pas forcément évidente car, d’un point de vue culturel et stratégique, les différents acteurs économiques n’ont pas l’habitude de travailler ensemble, de communiquer, ni d’échanger des informations sur leurs procédés de production, les ressources et les flux de leur entreprise.

    La confidentialité qui règne autour de certains processus est d'ailleurs un frein majeur pour la mise en place de nouvelles synergies. Il est donc primordial que les entreprises se connaissent avant d'envisager des échanges, ne serait-ce que pour pouvoir identifier leurs besoins, mais aussi et surtout pour instaurer une relation de confiance entre elles.

  • Des infrastructures adéquates

    Les parcs d'activités doivent pouvoir être aménagés de manière à favoriser des échanges. En fonction de la nature de ceux-ci, certaines infrastructures spécifiques seront peut-être nécessaires, comme par exemple des centres de regroupement, des tapis roulants, des conduites,…

  • Une proximité géographique

    Dans le choix de leur lieu d'implantation, les entreprises doivent non seulement inclure des critères relatifs aux synergies potentielles avec les entreprises déjà implantées (échanges possibles de matières ou de résidus), mais aussi tenir compte de leur proximité géographique. En effet, les trop grandes distances entre entreprises sont de réels freins physiques à la mise en oeuvre de services mutualisés.

Un important travail de sensibilisation et d'information est nécessaire pour inciter les entreprises à développer des démarches d'écologie industrielle leur permettant de diminuer leurs impacts sur l'environnement et de réaliser des économies. De même, l'aménagement des parcs d'activités et la réglementation doivent évoluer afin d'offrir des conditions favorables à la mise en place de ce type de démarche.

Au niveau des acteurs en charge de l'aménagement des parcs d'activité, il est nécessaire de penser différemment, à la fois l'aménagement du site mais aussi sa finalité et son mode de fonctionnement.

Au niveau des entreprises, il faut passer d'une logique individualiste et passive à une logique collaborative et active au sein du parc d'activité économique.

Au final, tous les usagers et le gestionnaire doivent devenir des acteurs, des partenaires. C'est aussi pour ces raisons qu'une association d'entreprises au niveau d'un PAE trouve tout son sens.

Gestion durable des parcs d'activites – le guide (Lille métropole)

Ce guide pratique s'adresse aux entreprises implantées sur un parc d’activités de la métropole. Il apporte des réponses concrètes à des problèmes courants auxquels sont confrontés les usagers d’un parc au quotidien en identifiant les grands domaines d’intervention, ainsi que les principes d’action fondamentaux que revêt la gestion des parcs (ce que dit la loi, les organismes à contacter, les questions à se poser...).

Réalisé dans un souci de synthèse, il ne sera nullement exhaustif ni transposable à tous les cas d’espèce : la diversité des situations implique que ces "fondamentaux", s’ils doivent devenir des réflexes, ne dispensent pas d’un examen au cas par cas, tant les combinaisons d’acteurs sont nombreuses… et souvent subtiles.

Ce guide est consultable en ligne mais il est également possible de le commander en version papier.

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Guide de management environnemental des zones d'activites (Orée)

Le guide de management environnemental des zones d'activités est à destination des gestionnaires de zones, de collectivités, de structures intercommunales ou autres acteurs qui souhaitent réhabiliter ou concevoir un espace d'accueil d'activités de qualité.

Ce guide pratique accompagne les acteurs qui désirent mettre en place un système de management environnemental à travers :

  • l'identification d'un gestionnaire,
  • l'implication des acteurs de la zone : partenaires, entreprises, usagers, riverains,
  • l'analyse de l'existant à travers l'utilisation des écocartes zones d'activités dans le cadre d'un diagnostic,
  • la formalisation de l'engagement des acteurs à travers une politique environnementale et un plan d'actions,
  • l'optimisation du système par l'amélioration continue.

Composé autour de différents modules, il se veut résolument pratique :

  • un guide méthodologique : véritable mode d'emploi d'un management environnemental,
  • une boîte à outils : 17 outils pour fabriquer votre classeur management environnement,
  • des fiches bonnes pratiques : 22 fiches avec un point méthodologique, des exemples et des focus techniques,
  • des mémos juridiques : une synthèse commentée des principaux textes applicables avec la répartition des responsabilités entre gestionnaire et entreprises,
  • et des informations utiles comme les contacts, une bibliographie…

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Ecologie industrielle et territoriale : le guide pour agir dans les territoires

Collection "Références" du Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) (France)

"L’écologie industrielle et territoriale (EIT) répond parfaitement à l’enjeu de transition écologique des territoires par son approche innovante, systémique et transversale d’optimisation des flux de matières (eau, énergie, déchets). L’EIT se développe fortement depuis une dizaine d’années partout dans le monde. En France, une cinquantaine d’initiatives territoriales sont aujourd’hui recensées, sans compter les projets qui "en font sans le savoir".

Le Comité d’Animation Territoire durable et Écologie Industrielle (CATEI) réunissant ministères, collectivités locales, associations, entreprises, a coconstruit avec les acteurs de terrain un guide méthodologique pour accompagner les collectivités dans la mise en oeuvre de projets d’EIT."

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